Que ce soit une bonne résolution de début d’année, la peur de se faire remplacer par un robot ou un simple constat après avoir refait son CV, il y a toujours de bonnes raisons de se dire qu’il serait temps d’apprendre quelque chose de nouveau.

Dans le même temps, il n’y a jamais eu autant d’offres de formation que maintenant. Au travers d’applications, en ligne via des vidéos enregistrées, à distance avec un formateur ou en face à face, vous trouverez toujours un format qui correspond à la manière dont vous apprenez le mieux.

Si vous travaillez dans le Numérique (“Digital” pour les plus jeunes), jetez un coup d’œil aux MOOCs et formations en ligne présentées sur emarketeur.fr.

Comme toutes bonnes choses, une bonne formation à un coût (financier, heures consacrées) et il peut constituer un frein à votre soif / besoin de savoir. Si vous êtes dans la vie professionnelle, depuis quelques temps, il existe deux grandes familles d’aides: les aides fournies par votre employeur et les aides individuelles.

Votre employeur peut vous aider

En fonction de la politique de votre employeur, il peut décider de financer tout ou partie de votre formation durant votre temps de travail selon deux scénarios.

L’employeur prend à sa charge la formation

Bon, dans ce cas là, on ne va pas chercher trop loin: vous avez du pot, profitez des budgets formation de votre société !
Vous ne serez certainement pas seul(e) dans ce cas. Ne tardez pas à présenter votre projet à vos RHs au plus tôt afin de voir ce qu’ils peuvent faire pour vous inclure dans leur plan de développement des compétences.

L’employeur accepte d’utiliser le fond « plan de développement des compétences »

Votre entreprise cotise chaque mois à un fond servant à garantir un minimum de formations aux salariés. Au travers d’une nébuleuse d’Opérateurs de Compétence (un par branche…), vous et votre employeur mettez de côté tous les mois pour avoir de quoi faire le jour venu. Les montants ne sont pas mirobolant mais peuvent constituer une bonne aide de départ.

L’utilisation de ces fonds est conditionné par des critères de conformité de l’organisme de formation et du formateur. Concrètement, vous devez vous assurer que votre Organisme de Formation (OF pour les intimes) est référencé dans LA liste officielle: Data-Dock.

Si vous avez déjà un formateur en tête, votre Opérateur de Compétence (ou OpCo) devra vérifier qu’il est bien inscrit au Data-Dock. Vous pouvez tenter de valider ce point en formulant une demande via leur site. S’il n’est pas référencé, votre service RH devra en faire la demande auprès de votre OpCo qui lui seul est habilité à soumettre de nouveaux OF. Attention, il y a un processus de validation selon des règles de qualité et le tout peut prendre quelques mois.

Si vous n’avez pas d’OF spécifique en tête, tant mieux. Vos RHs pourront sûrement recommander un prestataire pour assurer la formation. Vous pouvez aussi regarder sur le site de votre OpCo pour voir quels partenaires ils mettent en avant.

Mon employeur refuse de m’aider

Si l’employeur refuse de vous laisser suivre une formation sur votre temps de travail, s’il refuse la formation que vous soumettez ou s’il n’a simplement pas les budgets, gardez en tête que:

  • Votre employeur doit maintenir votre employabilité. Si une formation ne lui semble pas pertinente mais fait partie de la description de poste, il doit vous former.
  • C’est un point à aborder dans le cadre de votre entretien annuel. Il doit être inscrit dans le compte rendu et tout refus doit être argumenté.

Et puis dans le dernier cas, il vous reste un recours: votre propre cagnotte, le CPF.

Utilisez votre propre crédit à la formation

Tout salarié possède un Compte Personnel de Formation (CPF), accessible depuis le site Compte Activité. Sur ce compte, vous retrouverez le crédit de formation lié à votre CPF ainsi que vos heures de Droit Individuel à la Formation (DIF) si vous travailliez déjà en ~2010 et que vous avez gardé votre attestation.

Les heures de DIF ne sont valables que jusqu’en 2020. Reportez les sur votre compte CPF avant le 31/12/2020 pour qu’elles soient automatiquement converties en euros (15€ de l’heure).
Retrouvez votre solde d’heures de DIF sur votre fiche de paie de décembre 2014 ou de janvier 2015. Autre option, vous avez pu recevoir un certificat de travail datant d’avant décembre 2014 ou une attestation spécifique transmise par votre employeur en 2015.

Bref, il va falloir fouiller mais ça vaut le coup: vous pourriez au mieux retrouver un crédit de 126h, soit 1890€ !

Le site “Mon Compte Activité” (2019)

Tout salarié travaillant au moins à mi-temps bénéficie d’un crédit en euros annuel (alimentation du CPF au prorata du temps travaillé pour les salariés travaillant moins d’un mi-temps). Vous avez donc forcement quelque chose.

Que ce soit en CPF ou en DIF, chaque heure comptabilisé dans votre compte se valorise à hauteur de 15€ (en 2019). Si vous avez 100 heures, cela vous fera donc déjà 1500€ d’aide. Pas mal.

Vous pouvez utiliser ces fonds pour suivre une formation diplômante, préparer une certification ou réaliser un bilan de compétence. Toutes les formations ne sont donc pas éligibles, l’organisme de formation doit posséder un numéro CPF pour que la formation soit éligible.

Pour débloquer ces fonds, c’est assez simple. Après en avoir informé vos RHs, prenez rendez-vous avec votre caisse (Pole Emploi ou APEC si vous êtes cadre) pour formaliser votre demande. Ils s’occuperont de tout l’administratif pour vous.

Les bonnes ressources